02/11/2008

Gender HCI

Au moment où j'ai commencé à chercher de la documentation sur le genre et les IHM, j'ai eu pas mal de difficulté à trouver des recherches sur ce sujet.

Ceci était dû à deux facteurs, le premier, c'est qu'il n'y a pas tant de recherche sur ce sujet qu'il y en a sur d'autres sujets. 
Le deuxième c'est que IHM peut aussi être appelé HCI, human computer interaction, et là, bonheur, si on tape HCI+gender dans un moteur de recherche, on tombe même sur une page de Wikipedia, et l'on trouve aussi un certain nombre de références (voir les posts d'avant et les prochains).

C'est dans ce genre de cas que l'on peut voir les limites des moteurs de recherches, en effet, ils ne recherchent pas tous les synonyme qu'un mot pourrait avoir, et les pages qui seraient en rapport. Cela pourrait parfois être très utile. Les ontologies peuvent servir à cela, mais ceci est de la musique d'avenir...

30/10/2008

Les sites éducatifs, design d'interface et genre

L'étude " Better educational website interface design: the implications from gender-specific preferences in graduate students" est une recherche menée par un chercheur de l'université de Pennslyvania: Yu-chang Hsu.

Cette étude cherche à voir s'il y a une différence entre les genres pour la valeur de la couleur, la localisation des principaux boutons de navigation, et le mode de navigation sur une page Web. Il a pris ces trois différents critères car ces sont les principaux "dispositifs" dans le design d'une interface d'après Lynch &Horton 2002  ouMarquez et Lehman

La population choisie est 59 étudiants gradués de l'université, 34% de femmes et 31% d'hommes. Cet article fait une comparaison avec d'autres études qui testent les mêmes variables.

Les résultats trouvés dans cette étude montrent qu'il n'y a pas de différence significative de genre pour les trois variables testées. L'auteur rappelle que son échantillon ne peut pas être représentatif pour une généralisation, de ces résultats, et que les principales différences trouvées avec les autres études citées sont surtout dues à l'âge des personnes. 
Il pourrait y avoir une différence plus importante chez les enfants que chez les adultes, mais il faudrait refaire la même expérience avec une population plus jeune. 
Une autre différence trouvée avec l'étude de Mack(1995) concernant la linéarité ou non de la navigation pourrait être expliquée par une plus grande adoption des femmes de la technologie. Le résultat de l'étude de Mack montrait que les hommes étaient plus confortable avec une navigation non-linéaire alors que pas les femmes. Aucune différence n'a été trouvée dans cette étude.

Y.-c. Hsu. (2006), Better educational website interface design: the implications from gender-specific preferences in graduate students. British Journal of Educational Technology 37 233-242.

28/10/2008

Pourquoi mesurer la "self-efficacy"

Dans mon message précédent, je parlais d'une étude ayant mesuré le niveau d'auto-efficacité (traduction de "self-efficacy"). Pourquoi est-ce important de mesurer cela, et qu'est ce que cela mesure?

D'après Bandura, la "self-efficacy" est la croyance d'une personne à propos de ces capacités à produire un effet, événement, une action. 
Pour Compeau et Higgins (1995) cela réfère au jugement individuel de leur capacité pour utiliser un ordinateur dans différentes situation.[1]

En quoi cette mesure peut-elle être importante dans les études des interfaces? 


Elle a des répercussions sur la façon dont une personne résout les problèmes d'une tâche. Elle influences sur les stratégies cognitives, la quantité d'effort mise en avant, le niveau de persistance, la façon de faire face aux obstacles, et la performance finale.Un haut niveau de "self-efficacy" va avoir des répercutions sur les autres facteurs influencés par elle. 

Dans la résolution d'une tâche informatique, ces processus sont mis en avant, et on va pouvoir mesurer si une interface demande plus ou moins, par exemple, d'effort pour l'appréhender. Il est donc important de voir si le niveau de "self-efficacy" entre les genres est différent suivant les tâches demandées, car ce n'est pas forcément la tâche elle-même qui pourrait poser problème à un genre particulier, mais son appréhension, et donc la manière de l'amener à la personne.

C'est ce que nous montrait l'étude précédente, de même que d'autres études sur le sujet, ce n'est pas dans la tâche en elle-même ou sa résolution que les femmes sont moins bonne, mais dans son appréhension, on peut voir cela avec la différence dans le résultat de la mesure de "self-efficacy" qui augmente après la passation de la tâche. Une autre étude [2] montre que cette perception de ces capacités est plus proche des capacités réelles chez les femmes que chez les hommes.

[1]. "Computer self-efficacy (CSE) refers to individuals' judgment of their capabilities to use computers in diverse situations". Compeau, D. R., & Higgins, C. A. 1995. Computer self-efficacy: Development of a measure and initial test. MIS Quarterly, 19(2): 189-211.
[2]. Beckwith, L. Burnett, M., Wiedenbeck, S., Cook, C., Sorte, S., and Hastings, M. Effectiveness of end-user debugging software features: Are there gender issues? ACM Conference on Human Factors in Computing Systems

26/10/2008

Article lu ce week-end

Un des articles scientifiques que j'ai lu ce week-end était: "How self-efficacy and Gender Issues Affect Software Adoption and Use, Kathleen Hartzel, Communication of the ACM, 2002.
Ou comment l'auto-efficacité et le genre peuvent être des facteurs pour l'adoption et l'utilisation de logiciels.

Cet article est une étude menée sur des étudiants d'une universités américaines (52 hommes et 28 femmes). Déjà au niveau échantillonnage, on peut se demander pourquoi si peu de femmes dans une étude ayant le genre comme principale mesures.

Le design de l'étude est: faire passer un questionnaire pour mesurer son niveau d'auto-efficacité sur un logiciel (FrontPage 98), avant de faire passer un tutorial et de faire passer à nouveau un questionnaire après avoir complété le tutorial. Les personnes étudiées ayant un niveau débutant dans ce logiciel.

Malgré certains biais et problèmes dans la passation de l'expérimentation, les résultats sont malgré tout intéressant. Le niveau d'auto-efficacité est moindre chez les femmes avant la passation du tutorial comparé aux hommes, et plus élevée que ceux-ci après la passation. L'auteur explique cela par deux hypothèses.

La première étant la mauvaise estimation des compétences féminines par les femmes. Le dénigrement de nos compétences. Ou plus simplement une plus grande modestie vis-à-vis de ces mêmes compétences. Modestie faisant partie des "qualités féminines naturelles" , mais qu'après passation du tutorial les femmes ont pu vérifier leur savoir, et donc augmenter au niveau des résultats sur l'auto-efficacité.

La deuxième hypothèse, les femmes ont plus de difficultés à passer d'un savoir général en informatique à un savoir spécifique, et donc diminuerait leur niveau d'auto-efficacité comparé aux hommes avant la passation de la tâche. Elle serait moins confiante si elle n'ont pas fait une tâche spécifique avant la passation, et comme le montre les résultats sont plus confiantes après cela dans leur compétence d'efficacité.

23/10/2008

Petites défintions

Étant donné que mon blog va parler des Interfaces Hommes Machines (IHM), une petite définition, de ce qu'est ce champ de recherche, s'impose.

Qu'est-ce que l'IHM?
C'est l'étude de l'interaction entre l'homme et la machine. On peut étudier cela à travers les interfaces graphiques ou physiques (souris, clavier, etc.), ceci dans le but de rendre cette interaction plus ergonomique, plus simple, etc. C'est donc un domaine interdisciplinaire, intégrant l'informatique, les sciences cognitives, l'ergonomie, la psychologie, les sciences du comportement, le design, etc.

Une définition donnée par Hewett en 1992: “Discipline qui touche à la conception, l'implémentation et la validation de systèmes interactifs utilisés par les hommes ainsi que sur l'étude des phénomènes majeurs les environnant”

J'aime beaucoup aussi la définition de Dix de 1994: “Science qui détermine les causes qui permettent de rendre l’informatique plus utilisable par des personnes”

C'est un champ de recherche très large, complexe, mais qui a un très grand avenir devant lui. Par exemple, pour les interfaces physiques, nous avons des appareils (ordinateur, tableaux de bord, lecteur MP3, téléphone portable faisant le café) de plus en plus complexes, mais où l'utilisateur ne devrait pas, par exemple, se taper une bible pour savoir le faire fonctionner.

Eh oui, rendre l'informatique plus accessible et non pas l'inverse, quel doux rêve me direz-vous...

22/10/2008

La page blanche...

Ah, le fameux syndrome de la page blanche, quand tu nous tiens, tu nous lâches plus. Quand on a trois post à faire par semaine, cela ne tombe pas bien, cela ne tombe jamais bien de toute façon.

J'avais prévu d'écrire mes posts sur les articles que je lirais pour mon sujet de mémoire, et de rendre cela attractif pour les non-informaticiens.
Mais voilà, je ne lis pas aussi vite que je le voudrais. Et en plus, on dit toujours que les informaticiens ne sont pas forcément les personnes les plus passionnantes au monde. C'est vrai qu'à force de parler à nos machines, on ne sait plus vraiment parler aux personnes réelles.

Alors d'avance je m'excuse si je vous ennuie...

14/10/2008

Le blog de mon voisin

Un blog intéressant sur les nouveautés des technologies de l'information: botambaoaks.