29/11/2008

La menace stéréotype

Dans la psychologie cognitive, de même qu'en éducation est étudié un phénomène qui s'appelle la menace stéréotype (effects of stereotype threat).
Le but de ces recherches est de comprendre si les stéréotypes ont un effet sur les personnes.

Un des articles que j'ai lu cette semaine traite de la menace des stéréotypes et l'informatique. Peut-on attribuer à la menace des stéréotypes l'attribution de l'erreur en informatique?
S.C. Koch, S.M. M¸ller, and M. Sieverding. (2008), Women and computers. Effects of stereotype threat on attribution of failure. Computers & Education 51 1795-1803.

Cette étude a été menée en Allemagne sur 86 étudiants de 16-21 ans. Trois groupes ont été créés, un groupe où l'on disait que les femmes avaient moins bien performé dans la tâche que les hommes (condition négative), le deuxième groupe, les femmes, avait mieux performé que les hommes dans cette tâche (condition positive), et le troisième, le groupe contrôle, l'examinateur ne disait rien.

Cette tâche ne pouvait pas être menée à bien, et le but de la mesure était de voir s'il y avait une différence d'attribution (interne ou externe) de cette erreur suivant les conditions de passation (positive, négative, neutre).

L'attribution interne est le fait de penser que l'on arrive pas à faire une tâche en fonction de son non-habilité personnelle, l' externe est le fait de mettre la faute sur la chance (dans l'étude: l'équipement technique).
Dans d'autres études (autres domaines) (Dichäuser & Stiensmeier, 2002; Deaux & Emswiller, 74; Hill & Augoustinos, 97; Swim & Sanna, 96), les auteurs confirment le fait que les hommes préfèrent les causes externes et les femmes les causes internes.

Les résultats dans cette étude indiquent que lorsque les femmes sont dans des conditions négatives, elles attribuent le fait de ne pas pouvoir finir la tâche en interne alors que les hommes en externe, alors que dans les autres conditions, il n'y a pas de différence de genre significative.

Il pourrait donc y avoir menace de stéréotype dans ce cas. Les femmes (dans les conditions négatives) mettant la faute de leur incapacité à finir une tâche en informatique sur leur propre incompétence, et non celle du matériel.
On peut facilement imaginer les répercussions de cela sur la facilité ou non d'une femme à prendre en main une application, ou à utiliser un ordinateur.

23/11/2008

Pour rigoler un petit peu

Pour s'en payer une bonne tranche, et avoir le sourire quand vous passerez la prochaine fois en Valais.
Petit conseil, commencez par l'épisode un.

http://www.valaisans.tv/videos/films

Si vous êtes valaisans, ne m'en veuillez pas... je ne suis que la messagère

L'idéologie dans la recherche scientifique

Je discutais avec quelqu'un sur l'idéologie dans la recherche scientifique. La question était, toutes les recherches ont-elles une certaine idéologie, et sinon le doivent-elles ?

Personnellement, je ne pense pas que cela doit être le cas, un chercheur devrait mettre de côté son idéologie dans sa recherche, de peur, par exemple, que cela ne fausse les résultats.
Le sujet de mon travail de recherche est bien sûr emprunt d'une certaine idéologie, je suis féministe et ne manque pas de le faire savoir, mais là, il faut que je mette tout cela de côté. Que ce soit quand je lis des articles ou quand plus tard, je poserai mes hypothèses, j'expérimenterai ou j'écrirais mon mémoire.

Ce poser la question sur la neutralité de la recherche, et ceci est valable, à mon avis, en science dites dure comme les sciences humaines.

22/11/2008

Manque de temps, manque d'inspiration

Cette semaine a été très chargée, donc manque de temps pour lire des articles, ce qui par conséquence fait que je n'ai rien à écrire sur mon sujet principal.

La neige ce matin m'a encore plus fait prendre conscience que l'on se rapproche de plus en plus de l'hiver et que donc le temps est de plus en plus court pour finir mon mémoire, et qu'il faudrait vraiment que je mette les bouchées doubles, et cela surtout si je veux pouvoir me réserver un peu de temps pour aller skier cet hiver. Car neige, il y a eu ce matin a Genève, et j'espère que cela va dire plein de poudre prochainement sur les pistes.

18/11/2008

Problèmes de recherche d'articles

Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, je trouve que la recherche d'articles scientifiques c'est parfois la galère.
Entre ceux auxquels on n'a pas accès, ceux qui ont un résumé qui ne correspond pas à ce qui est dans l'article, ceux qui sont tous simplement introuvables, ceux dont les mots-clés semblent avoir été choisis au hasard, etc.

Pour mon mémoire, je passe un nombre d'heures incroyable sur Internet, dans les bases de données diverses ou à la bibliothèque, à rechercher ce bien si précieux qu'est le savoir des autres.
Vous me direz, c'est normal, le temps que l'on passe à rechercher, ces informations est une part importante de la recherche, mais parfois, on se dit aussi qu'elle pourrait être un peu simplifiée, si toutes les informations que l'on cherchait était à un et un seul endroit. Comme une métabase de données de toutes les bases de données existantes pour les articles scientifique. Un endroit où l'on pourrait chercher autant bien de la médecine, de la psychologie, de l'informatique, des études genre, etc.
Certains moteurs de recherche tentent de le faire, par exemple Google scholar, mais le nombre d'articles non référencé est vraiment très important, et le ranking semble être le même que celui de Google standard, donc, tomber sur une page parlant de cet article en premier, car cette page est mieux référencée que celle qui héberge l'article semble quelque peu inutile.

Bref, tout cela pour dire, que je n'ai pas encore fini ma recherche bibliographique, et que je ne suis pas sûre de la finir un jour, et que si quelqu'un veut prendre cette idée pour en faire un mémoire, thèse, etc., ne vous gênez pas.

12/11/2008

Le débat de la tribune sur le nouvelle loi

Encore une digression quant à mon sujet habituel, mais là, c'est un peu trop fort...

Je suis actuellement au débat de la Tribune de Genève à l'UNIGE sur la nouvelle loi. 

Et quel débat, s'il y a 200 personnes dans la salle, c'est un miracle! Mais passons sur le peu de représentation des étudiants, si ce n'est celle d'excités, qui n'ont même pas la décence d'écouter les autres parler ou répondre à leurs questions.
Ils ne sont capables que de dénigrer les personnes qui répondent sans même les écouter. Mais passons encore là dessus.

Mais quel est le débat de fond? Quelles auront été les questions posées? Le fric, les questions de compétition (c'est vrai que l'on veut une université de Plainpalais et non plus internationale), les questions comptables, les taxes universitaires, etc.

Question taxes des étudiants, même là, la CUAE  revient sur les énoncés du référendum, et sa représentante nous a clairement dit qu'elle était en vacances quand ce référendum a été déposé, mais qu'elle n'aurait pas mis ces arguments... Alors quoi, vous êtes d'accord avec le référendum ou pas?

Et mon dernier coup de gueule, c'est à quoi servent nos taxes universitaires reversées à la CUAE? A imprimer de magnifiques affiches Jaunes ou des journaux en papier cartonné. 

Et si moi, je ne suis pas d'accord avec eux, je fais quoi, je vais assister à une assemblée générale, et comme cela la représentativité des étudiants de l'université dans la CUAE passera à  1.0000001%.

Et puis, juste le mot de la fin, la représentante de la CUAE s'est tirée avant la fin....

10/11/2008

les spams à l'université

Le spam était un des sujets de cours de la dernière fois.

Pas besoin d'aller très loin pour avoir d'autre exemple de spam que le viagra, le sexe et compagnie, quoique parfois, il est plus drôle de recevoir ce genre de spam que celui dont je vais vous parler (une adresse qui ressemble à une adresse officielle).

Toutes les personnes qui ont actuellement une adresse universitaire (de l'université de Genève) se font joliment spamer, et ceci avec la complicité d'une personne interne (et vu le niveau de droit qu'il faut pour obtenir l'ensemble des adresses universitaires, c'est soit une personne de la division informatique, soit un très haut cadre administratif). 
On se demande souvent comment les spammeurs ont eu nos adresses, un nouveau moyen, utiliser les adresses que l'on obtient dans un cadre professionnel. Il est étonnant de penser que des personnes travaillant pour un organisme comme une université utilisent pour leur propre compte des informations obtenues dans le cadre de leur travail. 

J'aurais le même genre de réaction, même si les informations que véhiculait ce spam n'était un autant un ramassis de bêtises (pour ne pas dire autre chose, ce blog évite les gros mots).

C'est à se demander ce que font les autorités universitaire, même si on voit qu'elles n'ont rien à voir là-dedans (vu comment se présente le site) pour que cela cesse. 

Quel va être le prochain spam, ces mêmes personnes n'auraient-elles pas une voiture à vendre?